Interview
Jota:
Quels sentiments éprouves-tu lorsque tu es dans l'arène
Mickael: Pour moi, il n'y a que le taureau qui me fait éprouver une sensation de bien-être, de rêve. Avant de rentrer en piste, je suis préoccupé parce que je veux être le mieux possible. Une fois en piste, je pense à ce que je fais et j'essaye de me régaler avec ce que je fais.
Jota: Quand à moi, peux dire que c'est un besoin d'affronter le taureau, que ce soit en piste ou ailleurs...
Art ou sport?
Mickael : Tout homme qui affronte le taureau, que ce soit les recortadores, les toreros ou les raséteurs, pratique un art.
Jota : je considère que ravir un petit bout de tissu au milieu d'un frontal de taureau camargais, ça, ça appartient aux artistes.
Mickael :
Qu'est-ce que tu observes en premier quand sort le taureau ?
Jota : J'observe sa facçon de se déplacer, ses mouvements et sa façcon d'arriver contre les planches. Ces taureaux ont la pluspart du temps entre 4 et 5 ans et pèsent de 500 à 600 Kg. Un taureaux espagnol est considéré adulte à partir de 4 ans.
Mickael : J'observe son déplacement à la sorti du toril, son positionnement, sa rapidité. Les Camargues sont des taureaux plus athlétiques que les espagnols. Ils ont de 4 à 14 ans et pèsent entre 200 et 400 Kg. Ils sont considérés adultes à 7 ans.
Jota :
Qu'est-ce que tu veux obtenir dans ta carrière taurine ?
Mickael : Gagner des trophées afin de pouvoir un jour avoir des taureaux et développer avec mon père notre petit coin de Camargue. J'aimerai pouvoir faire découvrir cette passion qui nous anime. Et toi?
Jota : J'espère devenir une figure des banderillos, acheter une belle maison à ma mère et que ma famille et mes amis soient fiers de moi.
Mickael :
Comment se passe la journée d'une course
Jota : A la différence des raseteurs, je voyage avec mon équipe de recortadores (5 Personnes). Lorsque j'arrive, je vais à l'hôtel pour me reposer, m'habiller, puis je vais au sorteo, tirage au sort des toros. Ensuite je me concentre jusqu'à l'heure venue du paseo. Une fois en piste, nous ne sommes pas 5 amis mais 5 frères et moi, comme eux, je suis prêt à donner ma vie pour les aider.
Micakael:De mon côté, je me lève assez tôt, je vais me détendre au milieu de mes cheveux, ma vache et mes chiens. Contrairement aux recortadores, j'arrive seul aux arènes une heure avant la course, concentré, et je me prépare en faisant un échauffement pour être prêt lorsque le taureau sort.
Et pour toute la saison, que faites-vous au niveau nutrition et entraînement?
Jota : Je n'ai pas de problème alimentaire [...]
Mickael : Au contraire, je dois faire attention pendant la saison à mon alimentation car l'an dernier, je me suis faits 2 grosses déchirures. Je dois éviter les plats riches en toxines. Sinon, de novembre à janvier, je ne m'entraîne pas spécialement. Le reste du temps, je fais de la natation, du VTT, du footing et je m'entraîne dans des manades.
Avez-vous essayé des changer les rôles ?
Mickael : Oui, En ce moment, j'apprends à raséter à Jota et lui m'apprend à afire des recortes et des Quiebros. Il s'agit de siter le toros de loin et attendre le dernier moment pour faire une feinte de corps. Depusi 4 mois nous nous entraînons ensemble et partageons cette passion du toros.
Un petit mot pour conclure ?
Jota : Je remercie la famille MATRAY ainsi que le famille MAILHAN et l'école de tauromachie de Nîmes pour tout ce qu'ils ont fait pour moi depuis que je suis en France, et pour ce qu'ils continuent à faire
Mickael : je remercie ma famille et les gens qui croient toujours en moi. Je remercie la vie de m'avoir donné cette chance de pouvoir me confronter aux toros.
CHAMIK J.